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Les nouveaux modes de travails sont-ils des phénomènes transitoires ?

Durant la crise sanitaire, nous avons par obligation modifier nos habitudes de travail. Les décisions gouvernementales ont obligé la quasi-totalité des entreprises à recourir au télétravail (sauf cas exceptionnel d’incompatibilité de métiers). La pandémie a en effet accéléré des tendances à tous les niveaux : nouveaux modes de travail, innovations managériales, digitalisation des process… Les salariés en télétravail (ou full remote) ont pu constater les nombreux avantages de cette situation : régulation de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, productivité accrue, gestion du stress optimisée, économie financière, réduction de l’impact environnemental. Les employeurs ont également découvert de nombreux avantages à cette nouvelle situation : baisse de l’absentéisme, baisse des frais généraux de l’entreprise, meilleure gestion managériale, amélioration de leur empreinte carbone.

Ce phénomène est-il durable ?

66 % des dirigeants sont convaincus que le travail à domicile va de plus en plus se développer ces prochaines années, des entreprises comme Facebook et Twitter, envisagent d’ores et déjà de pérenniser le télétravail pour une partie de leurs salariés. Chez Facebook, nous estimons que la manière dont les gens travaillent est plus importante que l’endroit où ils se trouvent. Nous voulons être une entreprise où les gens peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes tout en assurant des règles communes et homogènes à tous les salariés, partout dans le monde”, indique un porte-parole de l’entreprise.

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Toutefois, le télétravail peut être mal perçu dans le temps pour des collaborateurs isolés. Selon la 4ème édition du Baromètre annuel Télétravail de Malakoff Humanis, réalisée en décembre 2020. L’entreprise peut être vécue comme un lieu d’échange et de développement personnel et le télétravail comme un isolement source de non-progression en termes de carrière. 26% de télétravailleurs estiment que leur situation d’isolement a eu un impact significatif sur leur état psychologique (vs 12% en 2019). 86% des managers déclarent devoir gérer des difficultés liées à la fragilité de certains salariés.

A contrario seuls 14 % des télétravailleurs disent ne plus souhaiter télétravailler après la crise sanitaire alors que 67% des dirigeants se déclarent favorable à la mise en place du télétravail dans leur entreprise. 43 % déclarent par ailleurs le pratiquer de manière régulière ou occasionnelle.

Cette dichotomie révèle que le système doit évoluer vers des modes de travail prenant en compte la souplesse et l’agilité des nouveaux modes de travail tout en créant des espaces de créativité où le collaborateur sera en mesure de créer du lien social et collaboratif.

Allons-nous vers un nouveau mode hybride du travail ?

De toute évidence, comme à chaque évolution majeure de nos sociétés, cette période a bouleversé nos habitudes et mis en exergue une possible amélioration de nos conditions de travail aussi bien pour le collaborateur que pour son entreprise.

Les technologies de plus en plus performantes sont également un atout majeur dans cette transformation. Il faut créer des connexions flexibles entre les collaborateurs, leur entreprise et les clients pour leur donner la possibilité d’accomplir leurs tâches de façon pertinente et performante où qu’ils se trouvent. Le lieu et la distance n’ont plus d’impact. La diversité des collaborateurs devient un atout de développement pour l’entreprise. Quel que soit leur fuseau horaire ou leur localisation, tous les salariés peuvent travailler de manière asynchrone tout en étant relié à la même productivité. Bien d’autres avantages peuvent être perçus dans les nouveaux modes hybrides de travail, comme faire appel à la gestion de projets temporaires sans avoir recours à la réunion sur un même de l’ensemble des experts.

Cela implique un savant mélange de travail à distance et de présentiel en entreprise ou en distance à domicile, en co-working, en flex office ou bien encore dans un tiers-lieu. Ceci nécessite des modes de collaboration différents et adaptés de la part des collaborateurs mais également d’une volonté de l’entreprise d’accepter de modifier son organisation interne. Ce mode d’évolution est un souhait largement partagé comme le montrent les 66 % des répondants de l’étude JLL, human expérience de février 2021 qui déclarent vouloir adopter le travail hybride.

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