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Comment se relever de deux années de Covid ?

Le secteur de l’hôtellerie et plus globalement celui du tourisme ont connu deux années que personne n’aurait pu imaginer. La planète entière est restée en suspens. Des milliards d’individus ont été confinés chez eux. Le constat est sévère sur l’activité économique en général mais plus particulièrement sur celle du tourisme et de l’hôtellerie.

En 2020, les mesures gouvernementales ont conduit à la fermeture de 90% des hôtels en France. La conséquence directe est une chute drastique des RevPar (« Revenue Per Available Room », soit le revenu par chambre disponible) de près de 90% en Chine, aux État-unis et en Europe aux premier et deuxième trimestres 2020. Selon les vagues successives, ces chiffres n’ont cessé d’être en dents de scie jusqu’en septembre 2021.

L’impact macroéconomique de la crise sanitaire sur ce secteur est sans équivalent. Cette chute traduit une perte de 1 300 milliards de dollars de recettes touristiques à l’échelle mondiale et la destruction de 100 à 120 millions d’emplois. On estime la perte du PIB pour le secteur de 23% par rapport à 2019. Cette chute de richesse produit est 11 fois supérieure à celle qu’avait engendré la crise économique de 2009 et devrait faire baisser le PIB mondial de 2 000 milliards de dollars soit environ 2%

Source STR

 

 

En 2022, peut-on réellement imaginer reprendre l’activité là où on l’avait laissée ?

La crise du Covid 19 a accéléré des changements profonds dans notre quotidien. Certes la politique de vaccination a permis de rouvrir la plus grande partie des frontières, pour autant, la reprise n’est toujours pas là. Peut-être passons-nous un peu rapidement sur les séquelles psychologiques : « le bouleversement des référentiels qu’a induit cette pandémie est en lui-même un traumatisme », explique Nicolas Neveux. Nos écosystèmes sont en pleine mutation. Nous sommes confrontés à enjeux écologiques, environnements et sociaux. Ce qui était jusqu’à présent l’épée de Damoclès de quelques irréductibles protecteurs de l’environnement, vient de se transformer en une expérience que nous avons tous vécue en direct la peur au ventre.

Alors qu’avons comme schéma de résilience ?

Cette période nous a montré qu’il était important de faire confiance au monde scientifique mais peut-être encore bien plus important de se centrer nous-mêmes, de jeter aux orties nos vieilles croyances et de repartir sur un schéma où l’implication de chacun participera à l’amélioration de tous. La moralité individuelle et l’éthique sont les fondements mêmes des changements profonds d’une société. Le monde économique va devoir s’aligner sur ces nouvelles valeurs et proposer un mode de vie et de consommation en accord avec cette notre volonté de résilience.

Les phénomènes de changement de comportement se retrouvent dans le besoin de se recentrer sur soi et les siens, de prendre soin de soi et des siens, de contribuer positivement à faire renaître le vivant et continuer à transmettre son savoir pour faire perdurer le côté positif de l’humanité et retrouver une certaine sérénité dans notre quotidien.

C’est au nom de la performance que l’économie est devenue intensive et nous assistons aujourd’hui à une vraie révolution de la pensée, une révolution dans la hiérarchie de nos valeurs

 

27 mois plus tard que font les entreprises du secteur du Tourisme ?

Les groupes hôteliers cherchent à consolider leur leadership en densifiant leur implantation, à reprendre des parts de marché, à séduire les populations les plus nombreuses (comme la Chine), se doter de nouveaux relais géographiques, créer de nouvelles marques encore plus attractives….

Dans ce contexte les acteurs de l’hospitalité se sont tournés vers de nouveaux modes digitaux tels que l’intermédiation des agences de voyages et des metasearch permettant de gagner du volume d’affaire en poussant la clientèle jusqu’à leurs produits.

 

En regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit que les nouveaux acteurs digitaux proposant des locations (alternative à l’hôtellerie) opérées par des plateformes en ligne sont en constante augmentation répondant à de nouvelles aspirations des consommateurs en quête d’authenticité.

 

L’ampleur de la crise à mener chacun à réétudier les données qui paraissaient acquises et exponentielles dans le secteur du tourisme jusqu’en 2019. Il est plus qu’urgent aujourd’hui de se poser les bonnes questions avant de repartir en quête d’une fidélisation massive à l’international. Les segments des voyageurs d’affaires sont affectés. Les entreprises ont réalisé que nombre de réunions internes pouvaient être tenues en visioconférence sans pour autant affecter la qualité et la pertinence des échanges. Des études de l’institut sapiens ont rapporté que la productivité était bien plus importante lorsque la gestion du temps était laissée libre au salarié. Celui-ci avait tendance à être plus avenant, plus compétitif et même empathique se sentant plus privilégié dans son rapport temps vie professionnelle/vie personnelle. La problématique pouvant venir à long terme des problématiques de désocialisation d’où l’émergence des tiers-lieux.

 

Finalement l’expérience dans l’hospitality ne devrait-elle pas être considérée non pas comme un facteur exponentiel de développement mais un facteur de qualité de vie. Entre volonté de réduire notre empreinte carbone, revoir nos priorités dans nos expériences de vie et prôner le besoin de dynamiser son environnement direct, peut-être sommes-nous au carrefour d’un nouvel art de voyager ? Voyons cela comme un enjeu :  conjuguer quelques voyageurs au sein d’une communauté locale qui participe à l’émergence de nouveaux lieux destinés à recevoir mais aussi distraire et instruire.

L’occasion nous est donnée de rabattre les cartes. Cette crise est l’opportunité pour les entreprises de revoir leur modèle économique avec les enjeux de demain. C’est pourquoi UPNOW est heureux de revisiter un secteur qui a tout son sens et se doit de se réinventer pour continuer à inspirer de nouveaux voyageurs et de les inclure dans la vie d’un quartier où chaque résident cherche à réinventer son quotidien.

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